La nourriture et la mère

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La nourriture et la mère : quand manger raconte notre histoire

1. La nourriture, premier lien à la vie

La nourriture est le premier lien qui nous relie à la vie. Avant même de naître, nous recevons à travers le corps de notre mère. Le cordon ombilical est le premier chemin, transportant matière, émotions, peurs et élans d’amour.

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Photo d’un ventre de femme enceinte ou d’une mère portant un bébé, ambiance douce et simple.

2. Ce que nous avons reçu, avant même les premiers repas

La paix, la chaleur, la joie peuvent nous envelopper comme une caresse. Mais les manques et inquiétudes peuvent aussi s’imprimer dans nos cellules. À la naissance, la relation se poursuit (sein ou biberon, regard, gestes, mots, silences). Manger devient langage d’amour, de réconfort, parfois de jugement ou de contrôle.

3. Quand chaque repas devient un écho du lien maternel

Chaque repas est plus qu’un apport de vie : c’est une rencontre avec le monde maternel. Nous associons la nourriture à sécurité ou insécurité, chaleur ou manque, joie ou contrainte.

Adulte, cela peut se traduire par : manger pour se calmer ou se consoler, chercher une tendresse perdue, revivre des injonctions (“finis ton assiette”), porter encore le regard critique ou inquiet de la mère au moment de manger.

4. Prendre conscience pour se libérer

Prendre conscience de ce lien, ce n’est pas accuser la mère. C’est reconnaître que ce que nous avons reçu est marqué par son histoire, ses propres blessures et peurs. Notre façon de manger est aussi reliée à une mémoire affective profonde.

5. Se nourrir de soi : retrouver une relation vivante à la nourriture

Se nourrir de soi, c’est réinventer la relation à la nourriture : écouter la faim réelle, sentir les émotions avant/pendant/après, repérer quand on mange pour combler un vide affectif, se donner la permission de manger dans le respect du corps plutôt que dans la culpabilité.

Manger devient alors un acte sacré, un geste de vie qui nous relie à notre histoire et à une Vie plus vaste qui circule en nous.