Le sang des femmes
Author
Catherine Millac
Date Published
Le sang des femmes n’est pas un fluide. C’est une langue. Une mémoire vivante qui parle avant nous. Il porte ce que le mental oublie. Il raconte les femmes d’avant : celles qui ont donné, celles qui ont perdu, celles qui ont été empêchées, celles qui ont aimé en silence. Le sang qui coule n’est jamais “juste biologique”. Il est une traduction : — de ce qui se libère — de ce qui se répare — de ce qui se réveille — de ce que l’âme est prête à laisser partir. Chaque femme saigne avec une histoire différente. Pour certaines, c’est un apaisement. Pour d’autres, une lutte. Pour d’autres encore, une douleur héritée qui demande, enfin, à être entendue. Le sang est un baromètre invisible : il parle de fatigue, de surcharge mentale, de déséquilibres émotionnels, de pertes non exprimées, de tensions accumulées dans la lignée. Mais il est aussi une porte : la porte de la vie, la porte de la transformation, la porte d’une puissance que notre société a longtemps voulu cacher. Dans l’énergie du sang, il y a le feu. Il y a le refus. Il y a la mémoire. Il y a la femme dans toute son immensité. Reconnaître son sang, ce n’est pas juste accepter son cycle. C’est accueillir la vérité que le corps murmure. C’est écouter ce qui circule, ce qui se rompt, ce qui renaît. Parce qu’avant d’être un signe du corps, le sang est un message. Et tout message cherche une femme qui ose enfin l’entendre.
« Honorer son sang, c’est honorer la femme qui se lève en nous. » — Catherine Millac