Il y a ce qu on dit aux femmes. Et il y a ce que leur corps vit.

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Catherine Millac

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Il y a ce que l’on dit aux femmes. Et il y a ce que leur corps vit. Pendant longtemps, on demande aux corps de tenir, de s’adapter, de continuer malgré la douleur. L’endométriose n’est pas seulement une souffrance physique. C’est un corps qui a appris à porter. À serrer. À se taire. Parfois pour soi. Parfois pour les autres. Parfois pour toute une lignée. Certaines douleurs ne cherchent pas à être expliquées. Elles demandent à être reconnues. Accueillies. Crues. Quand un corps n’est pas entendu, il insiste. Quand une histoire n’a pas trouvé de mots, elle s’inscrit ailleurs. Reconnaître, ce n’est pas réduire. Ce n’est pas nier le médical. C’est redonner de la dignité à ce qui a été longtemps minimisé. Et parfois, cette reconnaissance ouvre déjà un chemin. Plus doux. Plus juste. Plus incarné. — Catherine Millac